Ce sont les plus courants. Ils sont liés à une anomalie de réceptivité des récepteurs hormonaux de la glande mammaire.
ils peuvent être:
Les hypertrophies juvéniles: elles représentent le cas le plus courant, elles entraînent un retentissement fonctionnel qui peut devenir important et justifier une intervention précoce.
Le tableau le plus fréquent associe à l'hypertrophie, l'apparition d'une ptôse (sein tombant).
Toutes les techniques classiques de plasties mammaires peuvent être utilisées. Selon l'excès cutané c'est-à-dire le degré de ptôse, on pourra s'orienter vers une méthode à une cicatrice (péri-aréolaire: technique du Round-Block), à deux cicatrices (péri-aréolaire et verticale: méthode de Lejour), ou à trois cicatrices (cicatrice en ancre de marine)
Les hypotrophies juvéniles: elles s'accompagnent d'un défaut d'étoffe cutanée avec une plaque aréolo-mammelonaire qui reste en position haute, souvent externe, et de petite taille. Elle nécessite la mise en place de prothèses mammaires, parfois après expansion préalable des tissus de la région mammaire. Les problèmes à terme des prothèses mammaires doivent être discutées avec la jeune patiente.
L'existence d'une ptôse précoce est rare. Elle peut apparaître après une perte de poids importante, sa correction par plastie mammaire doit être discutée en fonction du gain obtenu et de la rançon cicatricielle.
Les seins tubéreux: cette forme est liée à la présence d'un anneau fibreux inextensible à la base du sein. Celui-ci empêche le développement de la peau mammaire à l'extérieur de celui-ci. L'aréole se développe de façon anormale avec une véritable hernie glandulaire à son niveau. La ptôse est constante. Il existe souvent une hypoplasie du volume mammaire. L'asymétrie est fréquente.
C'est souvent le problème mis en avant par la patiente. Tous les tableaux sont possibles et la correction chirurgicale est souvent délicate. Le problème de la durée des résultats dans le temps est très difficile à résoudre, surtout quand des techniques différentes sont indiquées sur chaque sein.
Le syndrome de Poland, chez la jeune fille, pose le problème de la reconstruction du sein. Cette reconstruction associe la plupart du temps la réalisation d'un lambeau musculaire de grand dorsal et la mise en place d'une prothèse (soit une prothèse définitive, soit une prothèse d'expansion pour tenir compte de la période de puberté).