la reconstruction mammaire La reconstruction mammaire

Après traitement conservateur

Le traitement conservateur du sein constitue de nos jours, environ 60 à 70% de la chirurgie du cancer du sein.

En effet, il a été clairement démontré qu’il n’était pas nécessaire d’ôter le sein en totalité dans tous les cas, pour obtenir une guérison ; que la survie était comparable à celle obtenue par mastectomie, tout en ayant un meilleur confort de vie.

Néanmoins, la chirurgie conservatrice, toujours associée à une radiothérapie, entraîne dans de nombreux cas des déformations du sein, inesthétiques et gênantes pour la patiente, avec souvent un problème d’asymétrie par rapport au sein contro-latéral.

Ces déformations peuvent dans de nombreux cas être prévenues par une chirurgie dite « onco-plastique », c’est à dire utilisant les principes de la chirurgie plastique au profit de la chirurgie oncologique ; cette chirurgie peut se faire à deux équipes : chirurgien carcinologue et chirurgien plasticien, ou bien par le même chirurgien, en fonction de la formation et des habitudes.

Parfois les déformations et asymétries post chirurgicales, sont tout de même présentes, et l’on peut alors, proposer une chirurgie réparatrice secondaire, à distance minimale de un an par rapport à la radiothérapie.

Enfin, quelques cas difficiles ne trouvent pas de solution chirurgicale, car les risques de non-cicatrisation et mauvais résultat esthétique, sont trop importants.

Après mastectomie totale

Il s’agit là, à proprement parlé de reconstruction totale du sein.

La reconstruction mammaire est un choix personnel, elle permet à la femme de retrouver son intégrité corporelle, mais en aucun cas, elle n’est obligatoire et il faut savoir respecter le désir de la patiente, quel que soit son âge.

Dans tous les cas, le sein reconstruit n’est jamais identique au sein controlatéral, bien que la reconstruction s’attache à obtenir la meilleure symétrie possible.
Les différences portent souvent sur la consistance plus ferme, la mobilité plus réduite du sein, la forme ou encore l’absence de sensibilité de l’aréole reconstruite.

De plus le vieillissement des deux seins, ne sera pas le même, et il se peut, qu’une chirurgie secondaire soit nécessaire, au cours de la vie, d’autant plus que la femme est jeune lors de la première intervention.

Dernière modification le 19/02/09