Il dépend de nombreux facteurs, et également du choix de reconstruction immédiate ou différée.
Classiquement, en reconstruction immédiate, on choisira un geste simple, c’est-à-dire une pose de prothèse d’expansion ou définitive en un temps si cela est possible. Certaines équipes proposent des lambeaux, privilégiant la reconstruction dite « autologue », sans prothèse, plus naturelle, mais au détriment de cicatrices supplémentaires, d’un geste chirurgical plus long et plus lourd pour la patiente.
En reconstruction secondaire, le chirurgien et la patiente, ont l’avantage de mieux apprécier la situation, et de proposer la solution la mieux adaptée, et de façon programmée, à distance de tous les traitements.
Si les tissus locaux sont de bonne qualité (épaisseur, souplesse, quantité), qu’il y ait ou non un antécédent de radiothérapie, on pourra proposer une reconstruction prothétique.
Si les tissus ont été altérés par la chirurgie et surtout la radiothérapie, il faudra s’orienter vers une reconstruction par lambeau, avec ou sans implant associé.
La morphologie de la patiente et ses antécédents médicaux et chirurgicaux aident aussi dans ce choix ; la notion de tabagisme est elle aussi très importante, car les risques de troubles de la cicatrisation sont significativement plus importants.
A l’heure actuelle, une technique plus récente, de réinjection de tissu graisseux autologue, (prélevé sur la patiente), permet d’améliorer notablement les résultats obtenus, quel que soit le type de reconstruction, en comblant certains défauts, et en améliorant la trophicité cutanée.
Il existe classiquement trois temps chirurgicaux :
Il faut prévoir 4 à 6 mois de délai entre les différents temps, mais il est parfois possible de regrouper ces différentes étapes, en fonction des cas.