Aussi appelé Swiss cheese disease
La papillomatose juvénile survient chez les femmes de moins de 30 ans. Il s'agit d'une dystrophie fibrokystique localisée, 28% évolueront vers un cancer, ce qui justifie de la surveillance étroite des patientes et de leur parenté.
Elle est fréquemment douloureuse. Il peut s'y associer un écoulement le plus souvent lactescent, parfois sanglant. Le plus souvent elle se situe au niveau des quadrants externes (sur les côtés externes des seins)
L'échographie est évocatrice en montrant de tout petits kystes en périphérie d'une plage hypoéchogène sans renforcement postérieur ni atténuation.
La mammographie peut objectiver : des microcalcifications (dans 3 cas sur 4) au sein d'une surdensité mal limitée ou polylobée, des nodules confluents, ou une désorganisation architecturale. Mais elle peut être normale, quand le tissu conjonctif est trop dense.
La cytologie est souvent ambiguë.
Le traitement est chirurgical, si la lésion est localisée et qu'il n'existe pas d'antécédents familiaux de cancer du sein.
L'histologie retrouve l'association de fibrose, de kystes et d'une hyperplasie épithéliale canalaire floride parfois atypique (« Swiss cheese disease »).
En cas de lésions diffuses et atypique, une mastectomie sous-cutanée avec mise en place de prothèse peut être discutée. Une surveillance annuelle est nécessaire car les récidives sont possibles surtout lorsqu'il existe des antécédents familiaux de cancer mammaire.