de la naissance à la ménopause De la naissance à la ménopause

A la naissance, les cellules sécrétoires et contractiles sont ébauchées. Les éléments glandulaires sont de plus en plus nombreux et développent une certaine activité qui se poursuit pendant une quinzaine de jours, puis la glande se met au repos jusqu'à la puberté. Les glandes mammaires des nouveaux-nés (fille et garçon) sont souvent hypertrophiées, c'est à dire qu'elles présentent un léger volume. Elles peuvent alors sécréter du colostrum (appelé également le lait de sorcière), c'est la conséquence du passage d'hormones maternelles dans la circulation foetale, par la voie placentaire. Ce phénomène régresse en 2 à 3 semaines. Toute manipulation peut retarder cette régression et conduire à une infection...

A la puberté le bourgeon rudimentaire se développe sous l'influence de facteurs hormonaux. On observe un accroissement rapide de la glande, l'aréole fait une saillie et se pigmente. Après les premières menstruations, le tissu conjonctif s'infiltre d'éléments graisseux, la saillie aréolaire semble alors moins importante, c'est le mamelon qui saille, le sein prend sa forme hémisphérique, caractéristique. La glande est alors ferme, souple, non sécrétoire.

Durant la grossesse, le volume de la glande s'accroît par la prolifération des acini et l'augmentation de la vascularisation, la sécrétion collostrale annonce la lactation. La glande reste distendue pendant toute la période d'allaitement, puis reprend ses dimensions antérieures.

A la ménopause, la graisse envahit le sein, et prend la place de la glande qui subit une involution comparable à celle de l'ovaire. La glande continue à s'atrophier.

Dernière modification le 14/05/09