Il s’agit d’un procédé simple, qui donne d’excellents résultats, mais auquel on peut reprocher la lenteur.
Le premier temps chirurgical consiste en la pose d’une prothèse provisoire, l’expandeur, qui est gonflé partiellement en per-opératoire. Après un mois de cicatrisation, les séances de gonflages successifs, se feront environ toutes les trois semaines, au travers de la valve intégrée de la prothèse. Deux mois, en moyenne, seront nécessaires à l’obtention du volume final.
Quatre à six mois au total, après ce premier geste, on réalisera le remplacement de l’expandeur par la prothèse définitive en gel de silicone, adaptée à la patiente; dans le même temps, on réalise le plus souvent la symétrisation du sein opposé.
Cette technique trouve ses meilleures indications en reconstruction immédiate, afin de proposer un geste simple avec un minimum de traction sur les tissus ; également en reconstruction secondaire, sur certains cas irradiés et /ou avec des tissus à faible laxité.
Intervention, suites et soins post-opératoires
La loge prothétique est drainée (habituellement un drain en secondaire, deux drains en immédiat).
Un pansement gras et large, afin d’éviter les adhésifs traumatisants sur la peau distendue, est réalisé tous les deux à trois jours, pendant une quinzaine de jours. Le drain sera retiré, par l’infirmière à domicile, au bout de quelques jours, lorsque la quantité est de 20 à 30 cc par 24h.
On ne place pas de soutien gorge en cas d’expansion.
Les complications précoces possibles sont, l’hématome, la lymphorée chronique, l’infection, la nécrose cutanée, l’extrusion de l’implant. Au moindre doute, la patiente est revue à l’hôpital. Ces complications surviennent dans un faible pourcentage de cas, plus fréquemment en reconstruction immédiate que secondaire. Les risques sont largement potentialisés par le tabagisme et la radiothérapie, qui altèrent la micro-circulation de la peau.
Les complications tardives de la chirurgie prothétique, sont essentiellement la coque fibreuse péri-prothétique, qui survient dans près de la moitié des cas irradiés, dans un délai variant de quelques mois à plusieurs années, et la rupture prothétique par usure de l’implant au bout de nombreuses années.


